Kvaratskhelia : l'ascension d'un acharné qui voulait devenir le meilleur

À 25 ans, Khvitcha Kvaratskhelia est devenu l'une des stars du PSG et un candidat sérieux au Ballon d'Or. Retour sur le parcours hors norme d'un gamin de Tbilissi qui n'a jamais cessé de croire en lui.

Source : L'Équipe du 6 mai 2026

En bref

  • Formé au Dinamo Tbilissi, il part à 17 ans en Russie au Lokomotiv Moscou poussé par son père Badri
  • Acheté 600 000 euros par le Rubin Kazan en 2019, il explose aux yeux de l'Europe
  • Son plus grand regret : rater le barrage contre la Macédoine du Nord en 2020 à cause d'un test Covid positif
  • Vladimir Weiss : 'Aujourd'hui, il est le meilleur au monde à son poste'
  • Idole nationale en Géorgie, il porte les espoirs de tout un pays

Les débuts d’un prodige

Avant d’être la coqueluche du PSG et l’un des joueurs les plus craints d’Europe, Khvitcha Kvaratskhelia était un gamin de Tbilissi qui tapait dans le ballon au Dinamo local. Formé dans la capitale géorgienne, il fait ses premiers pas en professionnel au FC Roustavi avant de prendre une décision qui changera sa vie : partir en Russie à 17 ans.

Son père Badri, ancien footballeur, est l’architecte de cette trajectoire. C’est lui qui pousse son fils à rejoindre le Lokomotiv Moscou. Youri Semin, son premier entraîneur au Lokomotiv, se souvient : « Son agent insistait sans cesse. Il répétait qu’un grand talent était en train de grandir. » Le temps lui donnera raison.

L’explosion au Rubin Kazan

Recruté pour 600 000 euros par le Rubin Kazan en 2019, Kvaratskhelia ne tarde pas à faire parler la poudre. Leonid Sloutsky, son entraîneur de l’époque, raconte : « Il était brillant, au-dessus techniquement. Il pouvait faire la différence sur les deux ailes. » Déjà, le Géorgien montrait cette polyvalence qui fait aujourd’hui sa marque de fabrique : capable de déstabiliser n’importe quelle défense, que ce soit par la droite ou par la gauche.

Le rêve contrarié

Son plus grand regret reste ce match barrage contre la Macédoine du Nord en 2020, qualificatif pour l’Euro. Un test Covid positif l’a privé de ce rendez-vous avec l’histoire. La Géorgie s’incline et rate la qualification. Une blessure qui a alimenté sa rage de vaincre. Depuis, il n’a cessé de prouver qu’il méritait les plus grandes scènes.

Meilleur à son poste

Vladimir Weiss, qui l’a vu éclore, pose un verdict sans appel : « Aujourd’hui, il est le meilleur au monde à son poste. » Un statut que Kvaratskhelia doit confirmer ce soir à Munich, où le PSG joue sa place en finale de Ligue des Champions. Le Géorgien sera l’une des armes fatales de Luis Enrique pour percer la défense bavaroise.

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