Arsenal en finale : ce que le PSG ne doit surtout pas sous-estimer
Les Gunners ont la réputation d'une équipe défensive qui n'arrive pas à gagner les grands matchs. Les chiffres et les résultats de cette saison racontent une toute autre histoire.
En bref
- Arsenal n'a encaissé aucun but en 14 matchs de Ligue des champions cette saison
- Meilleure défense de Premier League : 26 buts contre en 35 journées
- Viktor Gyökeres — 36 buts en C1, 18 passes — a souvent buté sur l'Atlético mais reste une menace
- Bukayo Saka a ouvertement déclaré vouloir « se donner à cœur joie » contre le PSG
- Arsenal est favori selon les cotes, mais Paris a l'avantage de la frappe
L’idée reçue à déconstruire
On imagine Arsenal comme une équipe défensive, qui marque peu, qui gagne sans éclat. Les Gunners en 2025-2026, c’est d’abord l’histoire d’une défense extraordinaire : zéro but encaissé en 14 matchs de C1. Mais c’est aussi une équipe qui a aligné 26 buts contre en 35 journées de Premier League — meilleure défense d’Angleterre. Et qui marque. Beaucoup.
67 buts inscrits en Premier League cette saison, avec un expected goals de 60,6 — dans le top 3 des meilleures équipes d’Europe offensivement. Les détracteurs qui auraient pu penser qu’Arsenal irait loin sur base de leur seule défense auraient sous-estimé leur talent offensif.
Le danger Gyökeres
Viktor Gyökeres est le grand point d’interrogation. L’attaquant suédois de l’Atletico a multiplié les numéros sur la scène européenne, mais il a souvent buté sur le dernier acte — il a perdu 50 % de ses passes et a raté 18 contre la défense madrilène. Malgré tout, contre l’Atlético en demi-finale, il a eu ses occasions.
Face à Marquinhos et Pacho, il trouvera des défenseurs qui ne lui feront aucun cadeau. Mais sa capacité à courir dans le dos, à s’appuyer, à provoquer des fautes dans les 30 derniers mètres pourrait poser des problèmes au PSG. Ses appels tranchants (45e, Saka) ont fait sauter le verrou (45e) contre l’Atlético.
Saka a soif de revanche
Interrogé au micro de CBS Sport, Bukayo Saka n’a pas fait dans la dentelle. Arsenal ne s’était pas qualifié la saison dernière, et l’attaquant anglais a laissé entendre son envie de croiser de nouveau les champions d’Europe. « Allez les gars, vous savez que vous ne pouvez pas me poser cette question » d’abord, puis une réponse plus directe : « Plus sérieusement, dans le fond, vous savez très bien qu’il m’a envie de l’affronter. »
Son souhait est donc exaucé. Saka, Ødegaard, Rice, Gabriel — ce sont des joueurs de niveau mondial qui n’ont pas encore connu leur finale de C1. Budapest sera leur scène.
L’avantage Paris
Malgré tout, le PSG part avec un avantage structurel : sa force de frappe offensive reste supérieure. Kvaratskhelia, Dembélé, Doué — Arsenal est bien défensif, mais sa ligne arrière (Timber, Saliba, Gabriel, Calafiori) n’a pas encore rencontré une telle puissance créative.
163 fautes commises en C1 cette saison par Arsenal, 2e total de la compétition : les Gunners défendent dur, mordent au duel. Le PSG devra être prêt à subir et à exploiter les espaces en contre-attaque — une tactique qu’il maîtrise depuis la nuit de Munich.
Le 30 mai, à Budapest, dans la Puskas Arena, ce sera le choc de deux philosophies. Paris avec l’expérience de la gagne européenne. Arsenal avec la faim de ceux qui n’ont jamais encore goûté à ce titre.
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