Bayern-PSG : la nuit de Munich racontée par ceux qui y étaient

Il y a un an, le PSG décrochait sa première Ligue des Champions à Munich face à l'Inter (5-0). Supporters, anciens présidents et légendes du foot racontent cette nuit de grâce.

Source : L'Équipe du 6 mai 2026

En bref

  • Isaac (18 ans, abonné Auteuil) a ramené des brins d'herbe de la pelouse en souvenir
  • Francis Graille, ancien président du PSG, évoque 'une parenthèse enchantée'
  • Antoine Kombouaré hurlait debout sur les buts
  • Robert Pirès a choisi de ne pas chambrer les Italiens après la finale
  • Bernard Caïazzo voit dans ce sacre 'le début d'une dynastie'

Une nuit gravée dans les memoires

Le 31 mai 2025 restera à jamais dans l’histoire du PSG. Ce soir-là, à Munich, Paris a décroché sa première Ligue des Champions en écrasant l’Inter Milan 5-0. Un an après, l’émotion reste intacte pour ceux qui ont vécu ce moment de l’intérieur. Alors que le PSG s’apprête à retrouver l’Allianz Arena pour y affronter le Bayern, les témoins de cette nuit de gloire se souviennent.

Les fans, premiers héros

Isaac, 18 ans, abonné du virage Auteuil, garde un souvenir presque sacré de cette soirée : « J’ai récupéré des brins d’herbe de la pelouse que j’ai rapportés à la maison. » Un geste de supporter qui en dit long sur ce que ce sacre représentait pour des générations de fans parisiens, habitués aux désillusions européennes.

Les voix du football

Francis Graille, ancien président du club, décrit cette finale comme « une parenthèse enchantée ». Une formule qui résume bien l’état de grâce dans lequel baignait le PSG ce soir-là. Antoine Kombouaré, lui, n’a pas retenu ses émotions : « J’étais debout sur les buts, je criais. » L’ancien entraîneur parisien, attaché au club, a vibré comme un supporter.

Robert Pirès, champion du monde 1998, raconte avec humour sa retenue : « Ce n’était pas le moment de chambrer Zanetti ou Materazzi. » Une élégance de champion qui sait que la défaite des autres mérite aussi le respect.

Le début d’une dynastie ?

Bernard Caïazzo, ancien co-président de Saint-Étienne, livre une analyse qui prend tout son sens un an après : « Pendant le match, j’étais émerveillé. C’est le début d’une dynastie. » Le sacre de Munich devait être le premier d’une longue série. Une ambition que le PSG peut concrétiser ce soir s’il écarte le Bayern et rejoint Arsenal en finale.

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