À Munich, la nuit des supporters du PSG entre chaos et larmes de joie
Perturbés avant le match, étouffés dans l'Allianz Arena, déchaînés dans les bars de Saint-Cloud : les fans parisiens ont traversé une soirée à fleur de peau. Ils seront à Budapest le 30 mai.
En bref
- Retard d'une heure au départ, immobilisation sur 6 stations de métro à Munich
- Dans l'Allianz Arena, les chants parisiens ont résonné dès la 57e minute
- À Saint-Cloud, les bars débordaient de supporters — et quelques tensions avec la police
- Les billets pour Budapest s'envolent déjà : 70 à 950 € la place
- Le PSG alloue un contingent de 16 824 billets pour la finale
Une soirée qui commence dans la galère
Ils n’ont vraiment commencé à chanter que lorsqu’ils ont franchi les portes de l’Allianz Arena. Comme si cette soirée européenne avait d’abord exigé d’eux de la patience avant de réclamer leur voix. L’avant-match avait le visage d’une longue succession de contretemps et de tensions diffuses — loin de l’image classique du grand cortège européen.
Le rendez-vous initial devait être festif, encadré, bruyant. Il s’est transformé en une marche silencieuse. Avec près d’une heure de retard au départ et un itinéraire improvisé après le blocage d’une rame de métro, immobilisée sur 6 stations de l’arrivée prévue à cause du déclenchement d’une fumée. Une quinzaine de supporters du PSG avaient pris encore plus tôt.
À Fröttmaning, la station qui devait servir de point de rassemblement, quelques dizaines de jeunes s’étaient déjà réunis avec des pétards. Les premiers signes de crispation apparurent aux abords, côté fans du Bayern à leur descente du métro.
La résistance dans les travées
Le reste de l’après-midi avait offert un visage bien plus paisible. À Marienplatz, où un premier regroupement était prévu, les supporters parisiens s’étaient dispersés entre terrasses et rues commerçantes du centre-ville bavarois.
Dans le stade, le parcage était plein à craquer. Dès la 57e minute — la première fois depuis la 3e minute avec le but de Dembélé — un immense clapping a éclaté dans le secteur parisien, suivi d’une heure de chants ininterrompus. Les Parisiens ont réussi à faire apparaître le mot « PANAME » dans le parcage visiteurs avec leurs fumigènes et leurs pétards, provoquant les sifflets de la tribune munichoise.
« On part à Budapest et on vous envoie à Sainte-Hélène », pouvait-on lire sur une banderole déployée au bas de la tribune parisienne.
Saint-Cloud et le délire du but de Kane
À quelques centaines de mètres du Parc des Princes, dans les bars de Saint-Cloud, la soirée était électrique. Le Trinquet, à quelques centaines de mètres, retransmettait le match dans une grande halle. Kvara, Dembélé, Vitinha mais aussi Neymar et Pastore — les acclamations ont retenti juste avant le match.
La première mi-temps fut assez calme. Mais le temps de monter en température que Kvara se lance dans une chevauchée qui aboutit au but de Dembélé : et là, un clapping d’un instant. À 23 heures, la tour Eiffel scintille et tout va vers Saint Cloud, où les forces de l’ordre ont à nouveau gazé pour disperser les attroupements.
Budapest se prépare déjà
À trois semaines et demie de la finale, les prix des billets s’envolent. Hier, les billets pour la finale de la Ligue des champions déjà lâchés par l’UEFA, en dehors des contingents attribués aux clubs, s’arrachaient déjà à plus de 600 €, loin de la fourchette de 70 à 950 € fixée par la mise en vente des billets disponibles pour les supporters et le grand public à la Puskas Arena de Budapest.
Le PSG a prévenu qu’il avait reçu un contingent de 16 824 billets pour la finale, en ajoutant que la finale sera retransmise à l’Emirates Stadium. Le club parisien devrait communiquer aujourd’hui les modalités d’attribution des places. Les supporters, eux, ont déjà une certitude : ils seront là.
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